Tu as gagné Ti Wil !!!
La Fée Coupaille : qui s'y frotte s'y coupe ! AÏE !!!
La Fée Coupaille vue par Ti Wil 31.07.2011
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La Fée Coupaille : qui s'y frotte s'y coupe ! AÏE !!!
La Fée Coupaille vue par Ti Wil 31.07.2011
Les photos, Mandalas (*) cartes postales, dessins (*), textes etc...
sont de ma conception sauf indication expresse contraire
(*) j'avais oublié de les inclure.
Un grand merci à Sylvie qui de par sa question m'a fait corriger cette anomalie !
Chers Amiblogueurs, Chères Copinautes
Non je ne suis pas malade ! Pas d’épisodes migraineux depuis un certain temps et c’est tant mieux. Le moral est bon. Je ne boude pas ! Je ne fais pas la tête, non non…
- Ben alors ??? Pourquoi que tu ne viens plus nous visiter vilaine ??? Tu ne nous aimes plus ???
- MAIS SI !!! Seulement voilà… il faut que je vous avoue quelque chose : j’ai replongé…
TU TE DROGUES ???
- NON, tout de même pas !
- BEN ALORS ???
- Eh bien voilà… j’écris un nouveau roman (policier) !!! Inutile de me faire les gros yeux, ceux et celles qui n’aiment pas cela, vous n’y changerez rien. Je poursuis également la rédaction de Pinson et Fauvel. Pour celles & ceux que cela intéressent, j’ai déjà publié deux romans à compte d’auteur (et je m’en porte pas mal) dont les titres sont les suivants :
- Une petite verveine pour Dutilleul (2003)
- Douce berceuse pour Dutilleul (2007)
Si cela vous intéresse de les lire, contactez-moi par se même canal.
Je vais essayer (et parvenir) à vous rendre visite et répondre à tous vos adorables commentaires.
DANS TOUS LES CAS : JE NE VOUS OUBLIE PAS !!!
Toujours dans les mêmes tons...
Les trépidantes aventures du Commandant Pinson
et de son fidèle second Fauvel
Feuilleton radiophonique – Episode n°62
Personnages principaux :
Le commandant Pinson
Violette de Merlac
Philomène de Jouvelle
Wolfgang Brenner
Lieu : « Les Lauriers Thym », la propriété de Madame Veuve Générale de Jouvenelle.
Heure : Peu avant cinq heures puis à l’heure du thé
V. de M. : Théo, tu ne vas pas le mettre, il y a plus de vingt ans !
Pinson : Eh pourquoi non ? Il est encore assez bien et il me plait infiniment de pouvoir encore le fermer après toutes ces années…
V. de M. : Théo, ne te montres pas si orgueilleux !
Pinson : Chacun ses petits tests. On se retrouve pour le thé ?
V. de M. : Bien sûr et avant que tu ne poses la question : il est toujours servi au petit salon.
Pinson : C’est ce que j’aime avec cette maison : les habitudes sont immuables !
V. de M. : Théo, je te le demande comme une faveur personnelle : ne sois pas trop dure avec la Générale. N’oublie pas son âge, veux-tu ? Elle n’est plus si forte…
Pinson : Ma chère Violette, tu sais que je t’adore mais je pratique la toupie depuis bien plus lontemps que toi ce qui m’offre certains avantages !
V. de M. : (en sortant) Théo, tu es parfois incorrigible.
Après une toilette soignée et avoir passé son fameux pantalon marine, Pinson rejoint le petit salon d’un pas mesuré. En réalité celui-ci n’est guère loin de sa propre chambre. Les deux portes sont ouvertes et on entend des conversations. Cependant une voix autoritaire domine très nettement.
Ph. de J. : Alors Docteur, vous ne pouvez me refuser cette toute petite part de tarte au citron.
W. Brenner : (avec un fort accent germanique) Allons chère Madame, vous savez que cela n’est pas raisonnable ! Pensez à votre tension… Vous avez eu une vilaine alerte cet hiver et il me semble que cet accroc…
Pinson fait son entrée et salue froidement l’assemblée.
Pinson : Bonjour ma tante…
Ph. de J. : Alors c’est donc bien vrai ! Te voilà parmi nous, sans trousseau, tel un vagabond ! Tu comptes rester combien de temps ? Tu n’as pas bonne mine ! Que tu es blanc. A présent que je t’ai vu, vas t’asseoir dans un coin et fait la conversation à Violette, ça l’occupera.
Pinson : Merci chère Tante !!!
Ph. de J. : Oh inutile de me faire des ronds-de-jambe ! Je sais que tu n’en penses pas un mot ! Il y a longtemps que je t’ai perçé à jour, espèce de sournois !
Pinson : Pourtant je ne vous ai jamais rien fait !
Ph. de J. : Parce que je veillais au grain. Je savais qu’on ne pouvait te lâcher la bride. Je n’ai jamais été dupe de tes tours, moi. Je n’étais pas crédule comme cette pauvre Roxanne que tu savais si bien charmer.
Pinson : Maman n’a jamais rien eu à me reprocher ! J’ai toujours ramené d’excellentes notes et je n’ai jamais eu le moindre écart de conduite.
Ph. de J. : Non, tu préférais faire tes petits coups en douce. Aux innocents les mains pleines…
W. Brenner : Madame, en tant que médecin attaché à votre personne, je dois à cette conversation mettre fin. Vous allez vous échauffer encore et après…
Pinson : De quoi vous-mêlez-vous ? Vous a-t-on invité dans cette conversation purement privée ? Veuillez dans ce cas présenter votre carton d’invitation !
W. Brenner : Théophile mein freund, c’est pour le bénéfice de votre Tante que…
Pinson : Wolgang mein freund, je ne vois toujours pas ce que vous venez faire dans cette touchante scène de retrouvailles alors si vous voulez bien rester en dehors de cela, Tatie et mi avons à causer…
V. de M. : Théo… tu avais promis…
Ph. de J. : Mais laisse donc cet impertinent. Monsieur veut savourer son triomphe ! Pensez, avoir raison de sa vieille tante ; lui ôter ce gîte qu’elle a toujours connu !
Pinson : Telle n’a jamais été mon intention, ma très chère tante ! Vous brodez, comme toujours. J’ai juste fait reconnaître mes droits voilà tout. Loin de moi l’idée de vous chasser. Demeurez donc autant qu’il vous plaira à condition comme il vous a été rappelé d’assurer l’entretien de la propriété.
Ph. de J. : Tu as quelque chose à redire sur l’entretien des plates-bandes ? Cela te ressemble bien, cela ! N’être jamais content de rien. Toujours le mot blessant aus lèvres.
Pinson : Mais vous êtes en grande forme, dites-moi. Je vois que les couteaux ne sont pas prêts de rentrer dans leurs étuis. Dire que je suis venu chercher le repos…
W. Brenner : Il est vrai mein freund que je ne vous trouve guère très…vaillant. Je crois en effet que quelques jours de repos dans établissement…
Pinson : Wolfgang mein freund, aussi séduisante que soit votre proposition je me dois dans l’obligation de la décliner ! C’est de bon air dont j’ai besoin pas d’odeur de désinfectant.
Ph. de J. : Je peux t’assurer que la clinique du Doktor Brenner ne sent pas le désinfectant. C’est un établissement de grand standing avec un personnel hautement qualfié. Tu t’y reposerais mieux qu’ici !
Pinson : Ben voyons ! Comme il serait facile de mettre le neveu hors d’état de nuire. Eh bien non Madame ! Je préfère de très loin les possibilités offerte par cette maison. De plus (un rien boudeur) je déteste rais rien plus de changer une nouvelle fois de lit.
Ph. de J. : Dis-moi, tu es vraiment d’une charmante société ! Tu ne vas pas…
(Pendant que la Générale parle, Pinson s’est servi une large part de tarte au citron)
Ph. de J. : Tu ne vas pas manger tout ça… C’est au moins…
Pinson : (provoquant) Je ne vois pas pourquoi je m’en priverai ! Il faut bien que je me remplume, non ? De plus, tu sais très bien je ne résiste pas longtemps à la vue de la meringue alors… D’autant que le thé lui, est passable, un peu trop infusé à mon goût.
Ph. de J. : (soudain mielleuse) Mon cher Docteur je crains devoir me ranger à votre avis ! Mon neveu me semble en effet des plus fatigué et il me semble urgent…
Pinson : Non ma Tante !
Ph. de J. : Je prends en charge tous les frais, naturellement…
Pinson : (insolent) Avec quel argent paierez-vous ? Je sais bien moi, que vous n’avez plus un liard vaillant.
Ph. de J. : Ce bon doctor avancera les frais… N’est-ce pas docteur ? Alors c’est entendu ?
Pinson : Il est vrai que le geste est généreux et que la proposition est tentante. Hélas, je me vois dans l’obligation de la refuser ! Je vous l’ai dit, j’ai besoin d’un entourage familier. Quelques baignades et un peu de tennis et il n’y paraitra plus.
W. Brenner : Vous avez tort de prendre les choses facilement comme ça. Les nerfs vous savez…
Ph. de J. : Vous perdez votre temps Docteur. Je connais l’animal ! Il fait sa tête de mule mais ne viens pas pleurer si tu tombes réellement malade !
Pinson : Ah ma chère tante ! Je suis heureux de voir combien vous vous souciez de ma santé mais rassurez-vous, je suis plus solide qu’il n’y parait !
Ph. de J. : Il est sûr que comme mauvaise graine... Dire que ma chère Roxanne ne jurait que par toi… J’ai pourtant tenté de la mettre en garde à de nombreuses reprises mais elle ne voulait rien entendre ! Il ne fallait surtout pas toucher un cheveu de son délicat petit Théophile. Ce qu’elle pouvait être naïve !
Pinson : Ma très chère Tante, vous franchissez là une ligne bien dangereuse. Vous savez que je n’aime guère guère que l’on critique ma chère Maman. D’autant qu’elle vous aimait sincèrement, elle ! Mon père et ma mère se sont montrés plus que généreux avec vous en vous prêtant cette maison.
Ph. de J. : Il est sûr que pour ta part tu aurais préféré me savoir à la rue ! Sans cœur, va !
Bonne lecture à Toutes & à Tous
Prochain épisode : le 25 mars 2012
Septième chapitre d'une longue série...
Les trépidantes aventures du Commandant Pinson
et de son fidèle second Fauvel
Feuilleton radiophonique – Episode n°61
Personnages principaux :
Le commandant Pinson
Violette de Merlac
Lieu : « Les Lauriers Thym », la propriété de Madame Veuve Générale de Jouvenelle.
Heure : Toujours le milieu de l’après-midi, sous un soleil rayonnant.
Pinson : (sincère) Ah ma Violette ! Combien il est bon de te retrouver ! Laisse-moi te regarder !
Il la fait reculer.
Pinson : Décidément… tu es superbe. Cette jupe est un enchantement et ce chapeau ! Une vraie lady et je ne plaisante pas ! Fraîche comme la rosée malgré l’heure ! Ah qu’il est bon de rentrer chez soi !
V. de M. : (légèrement confuse) Vilain flatteur va ! Dis plutôt que ce chapeau cache habilement mes cheveux gris ! Je ne suis que la vieille fille ; celle qui a laissé passer son heure…
Pinson : Allons ! Allons ! N’assombrissons pas nos retrouvailles. Tu es tel que dans mon souvenir… peut-être mieux même puisque j’ai oui-dire que je prince charmant serait de retour…
V. de M. : (soudain sérieuse) Tais-toi ! Si Madame la Générale l’apprend…
Pinson : (rieur) Tu la crains encore malgré les années ?
V. de M. : Oh non ! Je connais tous ces tours ! Seulement… je ne voudrais pas lui faire de la peine. Je sais qu’elle ne trouve pas Tristan assez bon pour moi…
Pinson : C’est vrai qu’elle est si collet-monté qu’elle pourrait bien en avoir une attaque !
V. de M. : Ne te montre pas trop dur avec elle Théo ! Entre ses maudits impôts et son régime elle n’est vraiment pas à la fête !
Pinson : Ah… je comprends mieux pourquoi elle est si mal disposée à mon égard ! Ce bon Rodolphe a de ces idées !
V. de M. : C’est qu’elle n’a vraiment pas eu un bon hiver ! Un bon coup de froid qui a laissé des traces et puis les contrariétés diverses... et pour couronner le tout ce comptable, Honorin Pegurrier qui oublie ces maudits titres…
Pinson : Tu oublies que mes droits de propriété ont enfin été reconnus ce dont je ne suis pas peu fier ! La vieille toupie a eu beau faire, j’ai enfin fini par l’avoir !
V. de M. : Réjouis-toi, tiens ! Je suis sûre qu’au fond d’elle la Générale n’a jamais cherché à te spolier ! C’était un amusement, voilà tout.
Pinson : Un amusement qui m’a tout de même coûté mes meilleures années et moults espèces sonnantes cela va sans dire !
V. de M. : (légèrement acide) Je te croyais abondamment pourvu de ce coté là ! Il me semble que Monsieur Pinson Père y avait jalousement veillé !
Pinson : C’est vrai mais ce qu’il n’avait pas prévu c’est que sa très chère belle-sœur tenterait de m’expulser de mon bien ! Enfin, la chère ancêtre a appris à ces dépends la signification du terme « usufruit » ce dont je me réjouis ! Sais-tu que je suis en droit d’exiger un loyer ?
V. de M. : (choquée) Tu ne ferais pas ça ?
Pinson : Eh pourquoi non ? Naturellement tu toucherais ta part… Je serait une juste récompense de tes nombreux bienfaits ! Au fait, elle se monte à combien l’ardoise de la vieille toquée ?Ne me dis pas que tu n’en as aucune idée car je sais que tu consignes tout dans ton petit carnet rouge. Tu l’as toujours celui-là ?
V. de M. : (exaspérée) Théo enfin, ne nous disputons pas ! La Générale est beaucoup moins dure que tu ne le penses ! Je sais qu’au fond elle est très reconnaissante !
Pinson : Mon œil oui ! Elle te l’a dit ? Je suis sûr qu’aucune parole aimable n’est jamais sortie de sa bouche !
V. de M. : Tu es injuste ! Tu sais très bien que ce n’est pas dans sa nature et puis à son âge…
Pinson : Ah je l’attendais celui-là ! L’argument imparable ! Vraiment Violette. Ma tante est la personne la plus infecte que je connaisse et tu continues à la défendre ! Vraiment, tu es admirable ! On va finir par te cannoniser si tu continues ! Tiens si tu veux je te ferai construire une jolie petite chapelle en marbre blanc et je te promets d’y venir brûler un cierge chaque jour…
V. de M. : (confuse) Arrête de te moquer de moi ! Ce n’est pas très charitable.
Pinson : (soudain sérieux) Ce n’est pas de toi dont je me moque. Ah comme j’aimerais moi aussi être capable d’un tel dévouement. Seulement comprends-moi, ma chère tante n’a jamais eu le moindre geste envers moi. Au contraire… Elle m’a fait rapidement comprendre combien je la gênais dans ses petites affaires. Sais-tu qu’elle me volait régulièrement l’argent de ma semaine ? Elle parvenait toujours à trouver où je le cachais. Naturellement, je n’en ai jamais rien dit mais secrètement je tenais les comptes !
V. de M. : C’était il y a longtemps Théo !
Pinson : Sans doute (sentencieux) Mais il est extrêmement désagréable de ne pouvoir se fier à son propre sang ! Heureusement que le Général rétablissait l’équilibre. Je n’ai jamais compris pourquoi il a épousé ma très chère tante !
V. de M. : Peut-être parce qu’il l’aimait !
Pinson : Tu crois ? Peut-être au fond ! C’était un grand original…
V. de M. : Tu te dois de reconnaître qu’elle lui a toujours fait honneur.
Pinson : C’est vrai que la toquée a toujours su tenir son rang mais prendre des grands airs ce n’est pas franchement ce qu’il y a de plus difficile !
V. de M. : Je te trouve fatigué Théo ! D’habitude, tu ne te montres pas aussi amer. Veux-tu te reposer un instant avant le thé.
Pinson : Non ! Non ! Cela ira ! Mais c’est vrai que je suis fatigué. Excuse-moi Violette ! Je ne voulais pas me montrer blessant surtout à toi endroit !
V. de M. : C’est déjà oublié ! La mission était pénible, cette fois ?
Pinson : Oui… assez mais montres-moi plutôt ma chambre, va !
Ils entrent enfin dans une grosse maison bourgeoise. On entend des pas sur le carrelage. Puis ce qui sembre être une porte en bois s’ouvre dans un léger grincement. Pinson semble soudain très ému.
V. de M. : (fièrement) Tu vois elle est telle que je te l’avais annoncée.
Pinson : Je vois cela ! Les rideaux ont même été lessivés de frais et même si le coton annonce quelques années je les aime toujours autant.
On entend un grincement de ressorts.
Pinson : Et ce lit… Mon lit. Sais-tu que j’ai eu les pires difficultés à en trouver un semblable ? Ni trop doux ni trop ferme mais l’impression tout de même d’être dans un cocon. Vraiment cela me fait tout drôle.
V. de M. : C’est vrai que c’est une très belle chambre.
Pinson : Maman avait exigé que j’aie mon propre cabinet de toilette ! Elle ne supportait pas l’idée de me voir me balader en peignoir de bain dans toute la maison. Ma chère tante en était verte de rage ! Une telle remise en cause de son autorité ! J’avoue sans honte que ce fut pour moi un moment de très grande satisfaction… Voyons voir la penderie à présent…
V. de M. : Oh ne t’inquiètes pas ! Tu trouveras tous tes effets à leur place !
Un autre grincement retentit, un peu plus fort cette fois.
Pinson : Tu me feras penser à dire à Théodore de graisser les gonds
V. de M. : Je le lui dirais ! Tu sais, il ne le prendra pas mal.
Pinson : Je sais ! C’est un saint qui n’a jamais eu un jour de révolte dans sa vie. Bon à présent tu peux me laisser, je voudrais faire un brin de toilette, si tu le veux bien.
V. de M. : Tu sais, je te trouve très bien ainsi. Ce costume te sied à merveille et cette cravate… Tu pourrais certainement impressionner la Générale…
Pinson : Sans doute mais je ne le souhaite pas ! Sors-moi plutôt mon pantalon marine, veux-tu…
Bonne lecture à Toutes & à Tous
Prochain épisode : le 18 mars 2012
Nous continuons notre visite...
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, il faudrait lui trouver...
un "p'tit" nom ... aussitôt trouvé par Odette et adopté par votre servante.
Il s'agit de :
"Pâtes de fruits"
Pas mal du tout, n'est-ce-pas ???
Les trépidantes aventures du Commandant Pinson
et de son fidèle second Fauvel
Feuilleton radiophonique – Episode n°60
Personnages principaux :
Le commandant Pinson
Théodore, le chauffeur attitré de la Générale
Violette de Merlac, dame de compagnie de Madame Veuve Générale de Jouvenelle.
Lieu : Sur les hauteurs de Monaco, sur la route menant « Les Lauriers Thym », la propriété de Madame Veuve Générale de Jouvenelle puis à la propriété « Les Lauriers Thym ».
Heure : Toujours le milieu de l’après-midi, sous un soleil rayonnant.
Théodore : C’est qu’à son âge… nous en n’avons pas eu le cœur. Elle a déjà si peu de satisfaction… Dire que Madame a dû renoncer à aller dans le monde ! Nous ne pouvions pas en plus la priver de sa daurade royale !
Pinson : Parce que ma très chère tante ne joue plus ? Il était effectivement temps que je constate cela de mes propres yeux !
Théodore : Ce n’est pas bien de vous moquer ainsi, Monsieur Théo ! Cela lui manque vraiment et ce n’est pas les parties de belotes avec Madame Lecoultre qui risquent de la consoler.
Pinson : Cette bonne Arlette fait donc toujours partie du décor ? Charmant ! Moi qui suis censé prendre quelque repos.
Théodore : C’est que, si Monsieur Théo le permet, je ne lui connais pas son teint habituel et je ne serai pas surpris si vous aviez perdu un ou deux kilos.
Pinson : Cher Théodore ! L’œil est toujours aussi affûté ! Cela fait combien maintenant que vous êtes au service de ma tante ?
Théodore : (fièrement) Quarante-trois ans et demi ! J’avais tout juste vingt-et-un an ! C’était mon premier engagement ! J’ai fait très bonne impression à Monsieur Rodolphe. Maman venait juste de m’acheter mon premier costume.
Pinson : Oh mais… je n’en doute pas ! Il me semble également que votre bonne connaissance des chevaux a joué considérablement en votre faveur.
Théodore : Je vois que Monsieur Théo a bonne mémoire ! Je me souviens encore quand Monsieur Rodolphe vous a offert votre premier poney…
Pinson : Calisson ! Superbe animal ! Mon oncle l’avait payé très cher et ma tante est partie bouder dans sa chambre ! Je me rappelle du parcours d’obstacles que l’on avait improvisé dans le parc ! Je me débrouillais déjà très bien ! Pas une bordure n’a souffert par mes soins. Calisson avait le caractère aimable et une bonne détente. Il m’a permis de briller sans trop d’effort ! Sa perte a été un chagrin immense. Mais parlons d’autre chose… Alors que fait ma très chère tante en dehors de recevoir sa chère Arlette ?
Théodore : Eh bien, nous avons la visite quotidienne du docteur Brenner…
Pinson : Ach… mein gut freund Wolfgang ! Toujours amoureux de Violette ?
Théodore : Ça plus que jamais mais Mademoiselle Violette n’a pas l’air très décidée…
Pinson : Entre nous, je la comprends ! Qui voudrait supporter la sœur de ce bon docteur ! On la dit plus dangereuse encore que le plus venimeux des serpents ! C’est qu’elle veille jalousement sur son frère, la délicieuse Ursula ! Il ne doit pas rigoler tous les jours ce cher Wolfie et même si la vieille toquée n’est pas tous les jours faciles, ce n’est rien en comparaison de ce dragon d’Ursula.
Théodore : De toute façon, si je puis me permettre, tout ceci pourrait ne plus être d’actualité ! Mademoiselle Violette semble avoir jeté son mouchoir ailleurs si monsieur veut bien le passer l’expression. Monsieur Tristan Perruchet est de retour.
Pinson : Non ? J’en suis heureux pour elle !
Théodore : D’autant qu’il possède à présent son propre bateau. C’est d’ailleurs grâce à cela que Madame la Générale continue a avoir du poisson frais dans son assiette.
Pinson : Rassurez-vous mon cher Théodore, je connais tout comme vous la générosité proverbiale de Tristan ! J’espère simplement que ma très chère tante a quelque peu revu son jugement vis-à-vis de lui…
Théodore : C’est que…
Pinson : Ah je vois ce que c’est ! Les vieux principes ont la vie dure !
Théodore : Il faut comprendre Madame la Générale… Mademoiselle de Merlac est parmi nous depuis si longtemps qu’elle la considère un peu comme sa fille… Elle a un peu de mal à accepter de la voir s’unir à un Perruchet, si sympathique fut-il !
Pinson : Parce qu’elle préfère sans doute ce grand raseur de Wolfgang Brenner ! Remarque, telle que je la connais, la vieille toupie doit y trouver son intérêt… mais tout de même ! Je préfèrerais savoir Violette enfermée à vie dans un couvent que devenant la moitié de cet imbécile !
Théodore : Ah Monsieur Théo ! Je sais très bien que vous ne l’appréciez pas mais Madame la Générale doit veiller sur les intérêts de sa dame de compagnie !
Pinson : Mais enfin Théodore ! Soyons un peu sérieux, voulez-vous ! Violette n’est plus une enfant et elle a tout de même son mot à dire ! La vieille toupie doit apprendre à composer avec les désirs des autres. Ce n’est pas parce que ce cher Wolfgang Brenner a une belle clinique qu’il devient automatiquement un parti acceptable !
Théodore : Vous savez Monsieur Théo, par les temps qui courent, rien ne vaut la sécurité et une clinique… D’autant qu’il est sincèrement amoureux ! Les fleurs qu’il offre à Mademoiselle Violette sont toujours de première fraicheur ! Au moins, elles tiennent plusieurs jours !
Pinson : Croyez-moi mon cher Théodore, on ne peut pas se fier à ce genre de critères pour juger un prétendant ! Mais parlons d’autre chose car je ne souhaite pas m’echauffer inutilement. Je me doute que mes affaires ne sont pas arrivées…
Théodore : Non… Anatole vous fait dire que les recevrez après demain au plus tôt mais comme il me semble que vous tenez assez bien la ligne, je pense que vous ne devriez pas avoir de mal à trouver votre bonheur dans vos vieilles affaires…
Pinson : Vous les avez conservées ?
Théodore : Naturellement ! Anatole y veille jalousement ! Vous savez combien il déteste jeter… En revanche, vous devrez vous contenter de votre ancienne chambre…
Pinson : Oh pour cela, ce n’est pas grave ! Je parie que ma très chère tante n’a toujours pas jugé nécessaire d’en refaire la tapisserie ? Ne me répondez pas, elle doit juger la dépense parfaitement inutile et avec ses déboires fiscaux récents mieux vaut ne pas mettre le sujet sur le tapis… Enfin, mon cher Théodore, je tiens toutefois à vous dire que cela fait du bien de rentrer chez soi, surtout lorsque l’on a passé comme moi des heures assez pénibles ! J’espère que le court de tennis est utilisable !
Théodore : Oui ! Mademoiselle Violette le fait régulièrement nettoyer. Elle le prête à des gamins en échange de menus services.
La superbe voiture atteint enfin une grille en fer joliment ouvragée. Elle glisse doucement sur l’allée gravillonnée et vient se garer devant la porte du garage fraîchement repeinte de blanc. Aussi une femme coiffée dans chapeau à large bords apparait. Elle porte une jolie jupe mi-longue brodée d’iris et un chemisier blanc à col châle. La taille fine est ressérée par une ceinture jaune du meilleur goût. A son bras elle porte un large panier en osier rempli de fleurs fraiches. Théodore sort de la voiture, rectifie délicatement la position de sa casquette et vient cérémonieusement ouvrir la portière à son passager. Le commandant, parfaitement au fait du cérémonial n’a pas bougé d’un pouce. Il sort enfin et la jeune femme vient l’embrasser sur les deux joues.
V. de M. : (à Théodore) Théodore, pouvez-vous je vous prie rapidement porter ces fleurs à Antonine ? Je crains de m’être un peu trop attardée mais elles étaient si belles (les fleurs) que je ne savais guère lesquelles choisir ! Si elle pouvait immédiatement changer celle du petit salon…
Théodore : C’est comme si c’était fait Mademoiselle Violette !
V. de M. : Merci Théodore, je sais que je peux compter sur vous ! S’il y en reste, n’hésitez pas à en ramener chez vous ! Je sais combien Dame Séraphine les apprécie et comme je ne peux guère améliorer votre ordinaire, j’ai pensé… Je compte sur vous également pour en mettre un peu dans la chambre de notre bon Théo… Je t’ai spécialement cueilli du lavandin. Je sais combien tu l’aimes ! Tu te rappelles quand je t’apprenais à le faire sécher ?
Bonne lecture à Toutes & à Tous
Prochain épisode : le 11 mars 2012